Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Une présidentielle sans idées de Ali Bahmane

Publié par The Algerian Speaker sur 10 Décembre 2013, 18:07pm

Catégories : #Editos : let's go

Jusque-là, les questionnements autour de l’élection présidentielle d’avril 2014 ont essentiellement porté sur les profils des candidatures déclarées, probables, certaines, fantaisistes ou autres… Ont été évacués des interrogations les contenus politiques, économiques et doctrinaux à donner à ce scrutin de grande importance. En d’autres termes, ni la classe politique ni la société civile n’ont jugé utile de saisir l’opportunité de cette échéance électorale pour un débat d’idées qui transcende la question des hommes. La responsabilité première incombe au pouvoir, le débat contradictoire n’étant pas une vertu qu’il affectionne particulièrement. Au demeurant, il n’en voit pas la nécessité, jugeant son bilan de treize années au-dessus de toute critique. L’autre responsabilité est le fait d’une élite politique et intellectuelle trop dispersée ou tellement fascinée par le régime politique qu’elle a fait le choix de graviter autour.

Quel avenir donc, proche et lointain, attend l’Algérie, une fois tombé le rideau de l’élection ? Nul ne le sait, d’autant qu’il n’est pas exclu que le scrutin à venir ressemble à ceux qui l’ont précédé, c'est-à-dire une simple formalité électorale pour le tenace locataire actuel du palais d’El Mouradia, qui a pris goût au pouvoir personnel, quitte à l’exercer par procuration, loin de son peuple, de ses joies et peines, de ses attentes et appréhensions.

Si un homme nouveau n’apparaît pas, porté par une volonté de changement à toute épreuve et par un projet de société novateur et ambitieux, l’Algérie pourrait rater un virage historique. Celui-ci, paradoxalement, débutera en 2014. Il s’agira pour le pays, dès cette année-là, de faire face à de lancinants défis. Le premier concerne la perte de sa position privilégiée dans le domaine énergique mondial soumis à des bouleversements majeurs.

Les ressources tirées des exportations ne seront plus en mesure de couvrir les besoins d’une population en pleine vitalité démographique et aux immenses attentes sociales induites par le légitime souci d’amélioration de son niveau de vie et par un modèle de consommation de type occidental fortement dépensier. Il s’agira rapidement de construire une économie de production en mesure de se substituer à la rente en voie d’extinction. Qui le fera ? Cette tâche titanesque nécessite des réorientations économiques stratégiques majeures, dont seuls sont capables des dirigeants éclairés et hautement compétents.

Le second a trait aux libertés individuelles et collectives d’une population qui en a été longtemps sevrée. Aujourd’hui, l’Algérien veut s’insérer dans un monde qui se démocratise de plus en plus et rejette l’oppression tant des hommes que des femmes, celles-ci aspirant légitimement à l’égalité et au respect. Mais ce monde-là, de citoyenneté, de justice et de responsabilité, ne sera possible que dans l’ouverture politique et la sensibilité et le choix démocratique, loin de toutes les velléités autocratiques qui ont marqué les années passées. Il ne pourra être façonné que par des hommes nouveaux, jeunes, cultivés, tout entiers tournés vers la modernité, sans attache avec les élites antérieures. Celles-ci ont, au mieux, achevé leur mission historique de libération du pays, au pire se sont fourvoyées dans le populisme et la culture de la pensée unique.

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